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Plan local d'urbanisme de Clermont Auvergne Métropole

Les thèmes du débat

Une approche globale du territoire

DU DIAGNOSTIC AU PADD : LES FILS CONDUCTEURS DE LA REFLEXION

A l’issu de la phase de diagnostic, l’élaboration des objectifs du PADD s’est appuyée sur trois fils conducteurs qui ont guidé les réflexions : les héritages (ceux à préserver, ceux à délaisser, ceux qui seront laissés aux générations futures), les équilibres (ceux à trouver entre les communes, entre ville, nature et agriculture, les déséquilibres à corriger, etc.), les transitions (celles à activer pour s’inscrire dans la lutte contre le changement climatique, le renouveau des mobilités, les évolutions souhaitées dans la « fabrique » de la ville, l’accueil d’activités, etc.).

LES HÉRITAGES SUR LESQUELS S’APPUYER …

 

Paysages, patrimoines et géologie contribuent à l’attractivité du territoire autant qu’à la qualité du cadre de vie. Des « monuments naturels » marquent la singularité des paysages et l’histoire de la métropole. Néanmoins, la valorisation du territoire est inégale, avec des éléments moins considérés (patrimoines du quotidien) par les phases successives d’aménagement et d’urbanisation.

 

Un héritage industriel et universitaire ancre la métropole dans une tradition d’innovation (techniques et scientifiques), de savoirs et de savoir-faire qui est aujourd’hui le moteur d’une dynamique économique à pérenniser :

  • 35 000 étudiants, 6 000 chercheurs, première place nationale pour le nombre de brevets déposés par les salariés.
  • 40 000 emplois au sein de domaines stratégiques (industrie du futur et mobilités, santé, numérique, agroalimentaire, environnement, culture, etc.).
  • Création d’environ 2 000 entreprises par an (culture de l’innovation et de l’entreprenariat).

 

Une effervescence culturelle, appuyée autant sur les initiatives locales que sur la conduite de politiques publiques volontaristes, moteurs d’attractivité et de solidarités (candidature au titre de Capitale européenne de la culture).

 

Un environnement urbain à transformer pour retrouver un cadre de vie adapté aux évolutions climatiques et favorable à la santé. Les déplacements automobiles sont à diminuer (60 % des déplacements quotidiens et 70 % des émissions de Gaz à effet de serre).

 

Une richesse des milieux naturels, une biodiversité et des ressources à préserver en luttant contre l’érosion du vivant. Le territoire est le support d’une Trame Verte et Bleue (TVB) fonctionnelle à l’ouest (Chaîne des puys, Faille de Limagne) et à l’est (Val d’Allier), mais il subsiste des espaces fragmentés par l’urbanisation.

LES ÉQUILIBRES A RETROUVER …

 

Des déséquilibres liés à la périurbanisation au-delà des frontières de la métropole qui entraînent une augmentation des flux domicile-travail et de l’usage de l’automobile et accentuent les équilibres démographiques (départ des jeunes ménages hors métropole, diminution de la taille des ménages liée au vieillissement et à l’habitat isolé (47% des habitants vivent seuls, souvent dans de grands logements, etc.).

Ces déséquilibres sont néanmoins compensés par une attractivité résidentielle (étudiants, actifs) qui s’est accentuée au cours de la dernière décennie (+ 0,5 % de croissance annuelle). L’offre de logements est à repenser pour permettre aux habitants actuels de rester sur le territoire tout au long de la vie.

 

Des complémentarités des formes d’habitat à l’échelle métropolitaine… mais également des disparités entre les communes et les quartiers avec de fortes concentrations des logements sociaux. Certains secteurs sont à rééquilibrer pour plus de mixité sociale.

 

Des équilibres ville-nature-agriculture à retrouver. L’étalement urbain fait disparaître près de 40 hectares d’espaces agricoles et naturels par an et il convient de changer de modèle pour ralentir fortement l’artificialisation des sols. Par ailleurs, une reconquête des espaces agricoles délaissés est à activer en faveur de l’agriculture locale (32 % du potentiel agricole ne sont pas exploités).

LES TRANSITIONS A RÉALISER …

 

La dynamique métropolitaine est à poursuivre mais doit s’adapter et être proportionnée aux capacités et aux besoins du territoire.

 

Un changement de modèle de développement urbain en privilégiant le renouvellement urbain et la mobilisation du bâti existant pour assurer une moindre artificialisation des sols et limiter les dispersions. Ainsi, un potentiel d’environ 20 000 logements en renouvellement urbain a été identifié sur le territoire.

 

Une accélération de la transition énergétique et écologique pour s’inscrire dans la lutte contre le réchauffement climatique planétaire qui touche aussi le territoire métropolitain (canicules, périodes de sècheresse, accentuation des risques naturels, etc.). Aujourd’hui, 8 % de l’énergie du territoire proviennent des énergies renouvelables et 68 % des consommations correspondent à de l’énergie fossile comprenant un parc de logements à rénover important (environ 29 100 logements de propriétaires occupants). Il s’agit de décarboner le fonctionnement urbain (énergie, déplacements, construction, fonctionnement), en développant l’autonomie du territoire et les circuits-courts (ressources en eau, en matériaux, valorisation des déchets, alimentation).

 LES PREMIÈRES PISTES DU PADD

  • poursuivre les démarches pour valoriser tous les patrimoines (environnemental, paysager, culturel, bâti, etc.)
  • conforter les pôles d’innovation, les sites universitaires et de recherche, tout en encourageant de nouvelles synergies autour de filières d’excellence
  • contenir le développement urbain en aménageant des lisières (ou transitions) avec les espaces agricoles ou naturels et en préservant les vues sur les grands paysages et les silhouettes caractéristiques des bourgs et des hameaux
  • s’appuyer sur les politiques culturelles et sportives, en confortant les équipements et en les mettant en réseau
  • protéger les réservoirs de biodiversité en créant des « sanctuaires »
  • soutenir l’emploi, l’accueil et le développement des activités économiques en favorisant la mixité des fonctions et en capitalisant sur les zones d’activités existantes
  • recréer des continuités écologiques dans la plaine agricole et dans les espaces urbains
  • mener des actions de renaturation et de restauration écologique (cours d’eau par exemple)
  • préserver nos ressources naturelles (qualité de l’eau, des sols, forêts, etc.)
  • reconquérir les espaces agricoles et viticoles, pour favoriser une agriculture de proximité et une alimentation de qualité
  • promouvoir une mobilité durable à l’échelle du bassin de vie et d’emplois
  • s’ouvrir au monde, co-construire avec les territoires voisins et les acteurs locaux
  • diversifier les ressources énergétiques locales